Journal d’un corps

affiche journal d'un corps avignon 2026

Journal d’un corps de Daniel Pennac, c’est l’histoire, à la première personne, d’un homme qui se raconte de ses 13 ans à ses derniers jours à travers les manifestations de son corps.

Comme dans la plupart de nos créations, il y est question du temps qui passe et de la mort qui vient. Mais aussi, de ce que nous faisons de nos vies.

« L’enveloppe et l’esprit : Daniel Pennac se glisse dans la peau d’un homme qui, toute sa vie, aurait consigné les avanies de son corps et signe un roman d’une infinie profondeur. »
La Croix, Jean-Claude Raspiengeas le 8/02/2012

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“Ma fille pense que je suis curieuse. Enfin, du moins, c’est ce qu’elle dit dans son journal intime !” – Agnès Desarthe

Mais bon sang, qu’est-ce qui est intime ?
Tout. Tout est intime comme tout est politique. La parole est intime, le corps est politique. L’inverse est vrai aussi.

 

 

Et le journal ? Intime, évidemment, politique aussi. Julie (co-metteuse en scène), me dit « ça n’est pas un journal intime !». Tu parles, Charles. C’est un journal intime qui parle et qui part du corps.

« Parler du corps »…
Je pars de moi dans tous mes spectacles mais je ne parle jamais de moi. J’emprunte les mots des autres et quand, parfois, je propose les miens, alors je suis une fille de 8 ans, ou de 14 ans. C’est plus discret.
Ici j’emprunte les mots de Daniel Pennac. C’est plus intime.

“Je veux écrire le journal de mon corps parce que tout le monde parle d’autre chose” – Daniel Pennac

Alors c’est la vie de Pennac que tu vas raconter ?

Pennac estime la part autobiographique de ce roman à 10 ou 15%. C’est sans doute une estimation au doigt mouillé. Dans les 85 % qui restent, peut-être pourrai-je trouver une part de moi-même. Une part estimable. Ou inestimable.

“Si les acteurs ne décident pas de faire confiance à leur corps pour trouver la force dramatique de ce qu’ils jouent, alors ils se condamnent à faire de la littérature en costume.” – Ariane Mnouchkine

La littérature, c’est pas du théâtre, si ?

Non, bien sûr que non. Mais « Journal d’un corps » sur scène, ce ne sera pas de la littérature en costume. En squelette peut-être. Il faut déshabiller puis désosser le livre pour en faire de la matière spectaculaire. Parce que ce que nous proposons c’est une incarnation. Une incarnation du temps qui passe et des stigmates qui restent. Une incarnation d’une émotion quand elle passe du ventre à la selle, du cœur au cerveau, de la peau au sexe… Et ça, c’est du théâtre, non ?

 

“On court de passions en oublis. Avec la mémoire d’aujourd’hui. Cette angoisse de ne plus revoir sa gueule d’hier dans son miroir”
– Michel Sardou

Tu veux vraiment parler d’angoisse ?

Je veux parler de la mort qui arrive, de l’enfance qui disparaît et de l’angoisse qui se niche partout. Je veux pouvoir en rire un peu et en pleurer souvent. L’angoisse est physique avant tout. On a des crises de rire, de crises de larmes, des crises de paludisme et des crises d’angoisse. Le personnage de « Journal d’un corps » est père, fils, grand père et grand angoissé. Il pète, rote, fait l’amour, s’abîme et s’angoisse. Il vit.

David Nathanson

 

 

D’après le roman de Daniel Pennac
Mise en scène : Julie Laufenbüchler Et David Nathanson
Adaptation : Judith D’aleazzo Et David Nathanson
Jeu : David Nathanson
Scénographie : Marie Hervé
Lumières : Erwan Temple
Son et musique : Armando Balice
Photos : Pascal Gély

 

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Photos : Pascal Gély

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